Le mental, les pensées et le stress


Comprendre le mental. 

Je pense donc je ne suis pas

Descartes disais « je pense donc je suis ». Dans les philosophies du yoga, du bouddhisme, et du taoïsme c’est tout à fait l’inverse : plus nous pensons, moins nous fonctionnons. Prenez l’exemple d’un ordinateur, plus on y rentre de données moins il est efficace, il en va de même pour le mental. Plus l’individu fournit de pensée plus il accorde de l’importance à tout ce que produit son mental et plus il s’y identifie. Par exemple, plus on pense à notre apparence physique, plus on lui donne de l’importance, plus on s’identifie à notre image : « je ne suis rien d’autre que ce dont à quoi je ressemble ». De la même manière, plus on pense à un événement passé, plus on donne de l’importance à cet éventement, et plus on se replonge dans l’état d’esprit que nous a provoqué ce souvenir « il y a 5 ans j’ai été agressée, aujourd’hui je ne suis bonne à rien, je ne suis pas capable de me défendre, je mérite d’être agressée ». Plus nous pensons plus nous nous identifions à notre mental, plus nous nous écartons de notre nature profonde, plus subtile, en paix. Pour être capable de ressentir un bien être sain et stable, il faut être capable de se détacher de son mental : moins on pense , plus on fonctionne, car plus on laisse de place à l’être profond qui sommeil en nous.

 

Le fonctionnement du mental

Plus un individu se plonge dans ses pensées plus il les accepte comme étant sa réalité. Or les pensées sont l’opposé de la réalité : elles font partie de l’illusion qui empêche d’accéder à une paix intérieure. Mais pourquoi ?

Les va et vient entre le passé et futur

Les pensées oscillent constamment entre le passé et le futur. Nous passons le plus clair de notre temps à penser soit à des éléments passés révolues mais que nous ressassons, soit à penser à des éléments futurs que nous anticipons. Nous provoquons des émotions dans le présent à partir du passé et du futur : stress, angoisse, anxiété, projections, nostalgie etc… A force de penser sans cesse au passé et au futur nous gâchons le moment présent et polluons notre esprit en développant une énergie négative. Tous les problèmes que nous avons sont issus de nos pensés, passés et futurs. Les problèmes et tracas ne proviennent jamais du moment présent, mais prennent toujours essence dans une pensé passée ou future. Le moment présent est un moment serein, et paisible dans lequel l’être peut s’exprimer. Il est la condition nécessaire à une paix intérieur et donc l’expression de l’âme. Dans une société dans laquelle la dépression et les burn out s’accroissent, la consommation de pilule augmente. Les antidépresseurs contiennent certaines hormones du bonheur comme la dopamine et la kétamine qui agissent sur le système de l’individu de manière à l’apaiser. Or ces substances sont présentes naturellement dans le corps. Des études ont prouvés que l’un des meilleurs moyen pour libérer ces substances était la présence, la pleine conscience. Le fait de vivre le moment présent et ainsi libérer son esprit de pensées permettrait de secréter naturellement les hormones du bonheur en soi. La pratique de la méditation est un excellent moyen de pratiquer la présence. La présence nécessite un entraînement quotidien car l’esprit a l’état brut est compulsif et devient sans qu’on le remarque omni présent.

La pensée : un mécanisme automatique

A ne pas en douter, nous sommes tous addict à une chose, sans même nous en rendre compte : la pensée. Le mental travaille de façon automatique, constante et massive. Un esprit non entrainé est un esprit qui pense en quasi permanence et de façon non controlée : on estime à soixante mille le nombre de pensées par jour. Lorsque l’on marche, que l’on lit un livre, que l’on regarde une vidéo, même quand nous discutons nous produisons des pensées. Or deux choses se passent lorsque l’individu ffait face à trop de pensées : une fuite d’énergie et une perte de contrôle sur soi.

Fuite d’énergie

Plus nous avons de pensées plus il devient compliqué de les traiter. Plus nous pensons plus nous dirigeons notre énergie vers la gestion de nos pensées, plus nous nous épuisons. Les personnes dépressives sont des personnes particulièrement fatiguées à cause de la fuite d’énergie qu’elles subissent en tentant de gérer la masse de pensées qui leur vient.

Perte de contrôle de soi

Le mental est un élément qui reçoit des informations du monde extérieur : une conversation, une odeur, un bruit, un mot. Le mental va alors transformer ces informations en pensées, émotions, états, ressentis auxquels nous réagissons, nous répondons et auxquels nous finissions par devenir dépendants. Par exemple : dépendance à l’avis des autres pour s’identifier en tant qu’individu ou encore dépendance aux médias de masse pour développer une opinion. Nous sommes dépendants des informations que notre mental reçoit. Le mental, lorsque laissé en roue libre, dicte et contrôle tous les aspects de la vie d’un individu, de sa confiance en soi, sa relation aux autres à sa conception de la vie. Sans maitrise, l’individu devient l’esclave de ses propres pensées, de son propre esprit, de son propre mental.

Les pratiques comme le yoga et la méditation aident à se détacher de son mental, à se définir au déla de son mental afin de libérer la meilleur partie de soi. Il s’agit d’exister sans les informations fournies par le mental, afin de se libérer de la souffrance qu’il induit. Si les informations que nous recevons ne définissent plus qui nous sommes, alors nous pouvons connaitre une paix intérieure. 

Laisser un commentaire

Fermer le menu